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Alma-Marceau, Barbès-Rochechouart… Qui se cache derrière les stations de métro aux noms composés ?

Les stations de métro portent le plus souvent le nom de rues ou de quartiers qu’elles desservent.  Une pratique qui peut parfois porter à confusion, notamment lorsque ces noms, regroupés, n’ont aucun rapport entre eux. Car non, le Cardinal de Richelieu-Drouot n’existe pas… 

Redécouvrons alors qui se cache derrière les stations de métro aux noms composés.

Station Alma-Marceau (ligne 9)

L’Alma, petit fleuve côtier de Crimée qui a donné son nom à la « bataille de l’Alma », n’a jamais été le théâtre des exploits de Marceau, général français de la révolution.

Station Censier-Daubenton (ligne 7)

Daubenton, naturaliste et collaborateur de Buffon, aurait-il apprécié cette fusion ? Le premier nom de la rue Censier était au moyen-âge rue Sans-Chief, signifiant cul-de-sac. Un nom prononcé « Sans-Chié », transformé par la bienséance en Censier. 

Station Chaussée d’Antin-La Fayette (lignes 7 & 9)

Aucun rapport entre Gilbert du Motier de la Fayette, héros de la guerre d’indépendance des Etats-Unis et personnage important de la révolution française, et la Chaussée d’Antin, quartier créé de toute pièce pour les nouveaux riches parisiens à la fin du 18e siècle…

Strasbourg-Saint-Denis (lignes 4, 8 & 9)

Quel rapport entre la ville de Strasbourg et Saint-Denis, premier évêque de Lutèce (vers 250) puis martyr, mort d’après la légende à l’endroit même où s’élève aujourd’hui la Basilique de Saint-Denis ? Aucun.

Station Faidherbe-Chaligny (ligne 8)

L’un (Faidherbe) fut militaire et gouverneur du Sénégal au 19e siècle, l’autre (Chaligny) rend hommage à une célèbre famille de fondeurs lorrains.

Station Lamarck-Caulaincourt (ligne 12)

Ces personnages ont tous les deux vécu au 18e siècle. Jean-Baptiste Lamarck était naturaliste, Armand-Augustin-Louis de Caulaincourt général sous la Révolution et l’Empire. Se sont-ils rencontrés ? Rien n’est moins sûr… 

Station Barbès-Rochechouart (stations 2 & 4)

Curieuse association que celle d’Armand Barbès, député de l’Aude et symbole du combat républicain contre la monarchie de Juillet, et Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, qui dirigea l’Abbaye de Montmartre de 1717 à 1727.

Station Michel-Ange-Molitor (stations 9 & 10)

Autre association étrange qui mélange les arts et les armes : celle de Michel-Ange, maître de la Renaissance, avec Gabriel Molitor, Général sous Napoléon puis Maréchal de France.

Station Richelieu-Drouot (stations 8 & 9)

Non, le Cardinal et ministre de Louis XIII Richelieu n’a jamais rencontré Antoine Drouot, général de Napoléon.

Station la Motte-Picquet-Grenelle (stations 6, 8 & 10)

Dans ce ménage à trois, Jean Guillaume Toussaint Picquet de La Motte, dit La Motte-Picquet,  est une seule et même personne, à savoir un amiral du 18e siècle. Grenelle est quant à lui le nom d’un ancien village rattaché à Paris en 1860.

Station Trinité-d’Estienne-d’Orves (ligne 12)

Une trinité qui n’en est pas une… Ce nom rend hommage au résistant Henri d’Estienne-d’Orves, dont la place fait face à l’église de la Trinité, dans le 9e arrondissement. 

Station Montparnasse-Bienvenüe (stations  4, 6, 12 & 13)

Arrivé en Gare de Montparnasse, le métro ne vous souhaite pas la bienvenue… Mais rend hommage à Fulgence Bienvenüepère fondateur du métro parisien. Breton de naissance, son nom ne pouvait être associé qu’à ce quartier, « fief » des Bretons à Paris.

Station Richard-Lenoir (ligne 5)

Nous finissons avec l’unique combinaison « logique » : celle de Richard et Lenoir, fondateurs associés d’une manufacture de coton située au 18e siècle rue de Charonne.

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