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Le Louvre (visite extérieure)

Le monde entier connait le Louvre grâce à ses collections, qui en font l’un des plus beaux musées du monde. Mais peu connaissent l’histoire de ce palais, vieux de plus de huit siècles. 

À l’origine forteresse intégrée à l’enceinte que Philippe-Auguste fit construire autour de Paris au 12e siècle, le donjon devint une résidence royale, agrandie au fil des siècles par le pouvoir royal qui souhaitait faire du Louvre le reflet de son autorité. De Charles V à Louis XIV en passant par François 1er, cette visite guidée vous fera découvrir les origines du Louvre dans la somptueuse Cour Carrée, où chaque souverain a laissé, discrètement, sa trace…

louvre cour carree

Lieu de pouvoir, le Louvre regorge d’histoires et d’anecdotes, qui vous seront révélées à travers les monuments qui entourent le Louvre comme l’Arc de Triomphe du Carrousel, la Colonnade de Perrault, ou encore l’église Saint-Germain l’Auxerrois. Sans oublier bien évidemment la célèbre Pyramide, qui sera l’occasion d’évoquer les travaux du 20 siècle. Car la République, aussi, a voulu faire du Palais un symbole du pouvoir…

Architecture, histoire, face cachée et anecdotes insolites, le plus beau palais français n’aura plus de secrets pour vous !

 

Cette visite est uniquement extérieure, et ne comprend pas la découverte des collections du musée. 

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Pour une visite privée du Louvre le jour et à l’heure de votre choix (groupes constitués, famille, amis, entreprises…), contactez-nous sur contact@unjourdeplusaparis.com.

D’où vient le nom du Louvre ?

Le monde entier connait le Louvre, mais peu connaissent son histoire, et encore moins l’origine de son nom. À vrai dire, celui-ci reste aujourd’hui encore un mystère… Plusieurs hypothèses existent, mais aucune ne fait l’unanimité.

– La première hypothèse est française, et daterait des origines du Louvre, lorsque Philippe-Auguste décida de construire une forteresse autour de la capitale en 1190. Le donjon situé en bordure de Seine, transformé plus tard en résidence royale, est un gigantesque ouvrage, du verbe “ouvrer”. L’ouvre, ou l’oeuvre comme on dirait aujourd’hui, aurait donné son nom au château.

– La deuxième hypothèse nous viendrait du Latin. Le Louvre se disait dans cette langue Lupara, plus précisément “Turris lupara”, que l’on pourrait traduire par “tour louvière”. La racine du mot lupara vient de “lupus”, qui signifie loup. Bien avant le musée, il y aurait eu ici une forêt, terre des loups…

– La troisième hypothèse a des origines saxonnes, parlée dans la Gaule du Nord à la suite des migrations germaniques. Dans cette langue, lauer ou lower signifie “tour de guet”, ce qu’était le Louvre au 9e siècle lors du siège de Paris par les Vikings.

Voir aussi : les origines des noms des quartiers du Marais et de la Défense

Ces hypothèses, parfois hasardeuses, nous rappellent avant tout que l’on ne sait pas grand chose sur l’origine du nom du Louvre. Elles continuent néanmoins à faire fonctionner les méninges de nos historiens et annalistes !

Pour continuer votre découverte du Louvre et de ses origines, suivez notre balade dans la Cour Carrée

 

Histoires et anecdotes du Panthéon

Monument emblématique de Paris, tombeau des grands personnages de l’histoire de France, le Panthéon a connu une histoire mouvementée depuis la pose de sa première pierre par Louis XV au 18e siècle. Une histoire riche, et parfois méconnue, à découvrir à travers ces 11 histoires et anecdotes. 

1.

Dans la nuit du 7 au 8 août 1744, Louis XV, en déplacement à Metz, tomba malade. Se croyant mourir, il s’en remit à Dieu, et fit le voeu s’il guérissait de construire un somptueux monument à la gloire de sainte-Geneviève, patronne de Paris, en remplacement de l’ancienne église très dégradée. Il guérit le 25 août, et n’oublia pas son voeu. L’architecte Soufflot fut choisi pour diriger les travaux de la nouvelle église.

2.

Les travaux du Panthéon furent financés par une majoration sur les billets de loterie nationale.

3.

Soufflot mourut en 1780 sans avoir achevé son oeuvre, épuisé par le travail, et les polémiques engendrées par son architecture. En même temps que les travaux de l’église, il entreprit la percée de l’actuelle rue Soufflot, ainsi que la construction de la Faculté de Droit, à laquelle on donna en 1844 un jumeau, l’actuelle Mairie du 5e arrondissement. On doit donc à Soufflot les constructions et projets d’aménagements  du quartier, destinés à mettre en valeur le monument.

Faculté de Droit
Faculté de Droit

C’est son élève, Rondelet, qui termina les travaux.

4.

L’église fut achevée en 1790. De 1790 à 1889, date de la construction de la Tour Eiffel, le Panthéon fut le plus haut point de Paris (sachant que la montagne Sainte-Geneviève, point culminant de la rive gauche, est à 60 mètres d’altitude).

5.

À la mort de Mirabeau, en avril 1791, l’Assemblée Constituante décida de transformer l’église Sainte-Geneviève en tombeau des grands hommes de la République française, qui s’étaient illustrés par leurs talents, leurs vertus, ou leurs services rendus à la patrie. C’est la naissance du Panthéon.

pantheon fronton

6.

On doit la phrase célèbre gravée sur le fronton “Aux grands hommes, la patrie reconnaissante” à Claude-Emmanuel de Pastoret, député de Paris pendant la Révolution, et premier président de l’Assemblée législative.

7.

Mirabeau fut le premier à entrer dans le Panthéon, et le premier… à en sortir ! À la découverte des relations épistolaires secrètes qu’il entretenait avec le roi, il fut jugé indigne du Panthéon, et retiré de la crypte en 1794. Il fut remplacé par Marat, installé en véritable héros national, puis retiré quelques mois plus tard une fois la Terreur reniée.

8.

Il n’y a pas que les sépultures du Panthéon qui ont été utilisées à des fins politiques. Sa fonction a été modifiée tout au long du 19e siècle, au gré des changements de pouvoirs successifs.

Église transformée en Panthéon par la Révolution, Napoléon en restitua une partie au culte catholique en 1806, puis le monument redevint l’église Sainte-Geneviève sous la Restauration. En 1830, Louis-Philippe fit à nouveau de l’église un Panthéon laïque, avant que le Second Empire de Napoléon III décida de rendre le monument… au culte catholique ! À chaque modification, le mobilier était déménagé, et le fronton transformé.

9.

C’est en 1885, à l’occasion des funérailles de Victor Hugo, que la IIIe République décida de rendre le Panthéon à la célébration des grands hommes de la nation. Cette fonction n’a depuis plus bougé.

10.

Tout comme le mobilier et le fronton, la croix visible au sommet du monument a également été victime des changements de gouvernement. Enlevée à chaque fois que l’église redevenait Panthéon, elle fut remplacée par un drapeau français pendant la Commune de Paris, puis remise en 1873. Lorsque la IIIe République rétablit sa fonction de Panthéon, la croix ne fut pas enlevée. Elle est aujourd’hui toujours visible, dernier témoin des origines cultuelles de ce monument.

croix pantheon

11.

À l’origine, la tombe du Soldat inconnu devait reposer au Panthéon. Après la Première Guerre mondiale, un député proposa qu’un tombeau soit élevé en l’honneur d’un soldat anonyme. Le Panthéon fut choisi, mais les associations d’anciens combattants demandèrent un lieu unique et symbolique. L’Arc de Triomphe fut finalement choisi.

La folle histoire de la colonne Vendôme

Symboles du pouvoir au coeur de la capitale, les places royales parisiennes ont toujours été l’objet de récupération politique. La colonne Vendôme et sa folle histoire en est l’un des plus illustres exemples. Depuis la première statue au monument actuel, que d’évènements s’y sont déroulés !

Aujourd’hui mondialement connue pour être le centre parisien de la joaillerie et du luxe, la place Vendôme fut à l’origine commandée par Louis XIV pour être une vitrine grandiose des grandes institutions de la monarchie. Le projet fut finalement abandonné, et les terrains vendus à de grands financiers qui y firent construire les hôtels particuliers visibles aujourd’hui. Au centre, une statue équestre de Louis XIV, entourée par ce magnifique ensemble architectural, rappelait la prédominance royale. Mais en 1792, cette statue subit le même sort que toutes les autres statues des places royales : elle fut renversée, puis envoyée à la fonte.

En 1810, Napoléon inaugura à l’emplacement de cette ancienne statue la colonne actuelle, dédiée aux soldats vainqueurs d’Austerlitz (1805). Haute de 43 mètres, elle s’inspire de la colonne Trajane de Rome. Plus de 1200 canons pris aux Russes et aux Autrichiens furent fondus pour réaliser les plaques de bronze enroulées en spirale autour de la colonne relatant les exploits militaires de la Grande Armée, tandis qu’au sommet trônait une statue de Napoléon en Marc-Aurèle.

statue Napolon Marc Aurele

À la chute de l’empereur en 1814, la statue fut descendue, remplacée pendant la Restauration par un drapeau arborant une énorme fleur de lis. Double vengeance, son bronze fut fondu et utilisé pour reconstruire la nouvelle statue d’Henri IV sur le pont Neuf. Mais l’histoire ne s’arrête pas là !

En 1830, la nouvelle monarchie, conduite par Louis-Philippe, décide de remplacer le drapeau royal par un drapeau tricolore, plus conforme aux idées du moment… Puis, quelques années plus tard, c’est une nouvelle statue de Napoléon qui est installée sur la colonne Vendôme. Louis-Philippe, qui a toujours cultivé une image proche des idéaux révolutionnaires, souhaite ainsi faire revivre la figure du héros militaire. Napoléon n’est plus représenté en empereur Romain, mais en costume de “petit caporal” en redingote et chapeau.  Cette statue restera 30 ans au sommet de la colonne, jusqu’à ce que Napoléon III, la jugeant indigne de son illustre prédécesseur, la remplace par… une nouvelle statue en empereur Romain !

Quant à celle érigée par Louis-Philippe, c’est celle que vous pouvez voir aujourd’hui dans la cour d’honneur des Invalides. Comment est-elle arrivée là ? C’est une autre histoire

statue napoleon invalides

En 1871, lors de la Commune de Paris,  les symboles du pouvoir et de l’impérialisme sont à nouveau très mal vus. La démolition du monument est votée sur proposition de Gustave Courbet, président de la Fédération des artistes de Paris. La colonne fut abattue le 16 mai 1871.

Colonne-Vendôme-1871-Destruction

Quelques jours plus tard, l’armée versaillaise rentre dans Paris et renverse la Commune. Courbet est condamné à payer l’intégralité des frais de reconstruction de la colonne et sa statue, mais, exilé en Suisse, ne s’acquitta jamais de cette lourde dette. La IIIe République réédifia tout de même le monument.

colonne vendome

Il n’a, depuis, plus bougé.

Quelle histoire !

L’église Saint-Jean-Bosco

Méconnue du grand public (peut-être du fait de sa situation géographique…), l’église Saint-Jean-Bosco est l’une des plus belles, et plus surprenantes, églises du 20e siècle à Paris.

Soixantième édifice des “chantiers du Cardinal”, oeuvre créée en 1931 par le cardinal Verdier, archevêque de Paris, dont l’objectif était de construire à Paris et dans sa banlieue des églises pour les populations ouvrières et défavorisées, ce monument frappe par son originalité, la richesse de ses décors et son excellente préservation. Une découverte originale pour les amateurs – et curieux – d’art sacré contemporain.

eglise saint jean bosco

Élevée entre 1933 et 1937, l’église Saint-Jean-Bosco s’inspire de l’église Notre-Dame du Raincy, construite 10 ans auparavant par les frères Perret. Dès l’entrée, le clocher de 53 mètres de haut donne à l’édifice un caractère monumental, et offre un parfait témoignage des recherches artistiques et architecturales de l’Art Déco.

Peintures murales, fresques, mosaïques, vitraux, statues… L’intérieur de l’église propose une extraordinaire diversité de décor , réalisés par les plus grands artistes d’art religieux de l’époque (Mauméjean pour l’ornementation, Gaudin pour les vitraux, Subes pour les ferronneries). À voir notamment le baptistère et la scène du “baptême du Christ”, l’un des ensembles les plus réussis de l’église, les différents vitraux, ou encore l’autel et la chaire.

saint jean bosco eglise chaire saint jean bosco paris

Tout ces éléments sont parfaitement mis en valeur par les piliers en béton armé qui séparent les éléments décoratifs pour mieux les faire apparaitre au regard du fidèle.

Une église reconnue comme l’un des plus beaux exemples de l’art religieux dans les années 30.

À voir aux alentours de l'église Saint-Jean-Bosco

Saint Jean Bosco

Né dans une famille modeste du Piémont, Jean Bosco (1815-1888), prêtre à vingt-six ans, fonda un patronage à Turin puis créa une société d’hommes dite « de Saint-François de Sales » ou « Salésiens », et un institut de femmes, les Filles de Marie Auxiliatrice dites « Salésiennes ». Il a voué sa vie à l’éducation des jeunes enfants issus des quartiers défavorisés. Considéré comme saint pour ses dons de prophétie et ses guérisons, il est canonisé le 1er avril 1934.

Pourquoi la rue de Rennes commence par le numéro 41 ?

Si vous avez un jour rendez-vous au n°1, 5, 12, 20 ou même 32 de la rue de Rennes (6e arrondissement), ne vous déplacez pas, vous ne trouverez jamais l’adresse recherchée ! Curiosité de l’histoire, cette rue commence en effet par le numéro… 41.

La création de la rue de Rennes date de l’époque des grands travaux Haussmanniens. L’objectif était d’ouvrir sur la ville l’ancienne gare Montparnasse, inaugurée en 1852, et d’ainsi faciliter son accès depuis le centre de la capitale. Il fut donc prévu de percer une grande voie qui irait de la gare jusqu’à la Seine.

Le premier tronçon allant de la gare jusqu’à la rue Notre-Dame-des-Champs fut réalisé à partir de 1854, le second, jusqu’au boulevard Saint-Germain, en 1868. C’est à cet endroit que se trouve le n°41 de la rue, débouchant sur l’église Saint-Germain-des-Près.

Rue de Rennes en 1877, State Library of Victoria
Rue de Rennes depuis le boulevard Raspail en 1877, State Library of Victoria

Et c’est au moment de finir le travail que les problèmes se sont succédés ! Au sein de gouvernement et de la municipalité, la fièvre Haussmannienne créait une opposition de plus en plus virulente, et le Baron fut révoqué par Napoléon III en janvier 1870. Tous les travaux engagés dans la capitale furent réexaminés, et le système des “dépenses productives” mis en place par l’ancien préfet , c’est-à-dire des emprunts qui devaient générer, par l’augmentation du foncier, des bénéfices,  remis en cause. À quoi s’ajoutérent quelques mois plus tard la guerre contre la Prusse et, en 1871, la Commune de Paris… L’achèvement de la rue de Rennes fut donc ajourné.

Finalement, à cause de la complexité et du coût du chantier – dont le projet consistait, ni plus ni moins, à couper l’Institut de France et la Monnaie de Paris –  le dernier tronçon qui devait rejoindre la Seine ne fut jamais entrepris. D’où l’absence de numéro avant le 41. À noter qu’à Paris, les numéros d’une rue perpendiculaire à la Seine commencent à l’entrée située du côté le plus proche du fleuve. C’est pour cette raison qu’il manque les premiers numéros de la rue de Rennes, et non les derniers (plus d’informations sur le numérotage des rues, et autres anecdotes).

L’idée de la prolongation de la rue fut néanmoins débattue à de nombreuses reprises par la suite au Conseil de Paris, et des projets de prolongement ont été proposés jusqu’au début du 20e siècle. Dont cet étonnant pont en X qui devait relier la rue de Rennes à la rive droite, présenté en 1902 par l’architecte Eugéne Hénard.

prolongement rue de rennes pont X

Aucun de ces projets n’a vu le jour. Le vieux quartier de Saint-Germain-des-Près autour de la rue Bonaparte et de la rue Jacob a été préservé, et nous offre d’agréables balades dans le vieux Paris. Et, surtout, aucun pont en X ne vient entraver la magnifique perspective que l’on peut admirer depuis le Pont Neuf et la pointe de l’île de la Cité

 

Voir aussi : le projet fou de Le Corbusier auquel Paris a échappé

L’Église Saint-Étienne-du-Mont

Au sommet de la Montagne Sainte-Geneviève, à quelques pas du Panthéon, l’église Saint-Étienne-du-Mont abrite un patrimoine extraordinaire : son jubé d’abord, qui est le dernier visible à Paris, ainsi que le tombeau de sainte Geneviève, sainte patronne de Paris. 

La construction de l’église

En 510, Clovis fit construire à l’emplacement de l’actuelle rue Clovis (qui borde l’église Saint-Étienne-du-Mont) une basilique dédiée aux apôtres Pierre et Paul. Sa femme et lui y furent inhumés, ainsi que sainte Geneviève. De nombreux religieux vinrent s’établir autour de l’église où reposait la sainte, qui devint au 12e siècle une importante abbaye.

Pour répondre à l’accroissement de la population, une nouvelle église, accolée à l’abbaye mais indépendante de celle-ci, fut construite à la fin du 15e siècle. C’est l’église Saint-Étienne-du-Mont actuelle. Les travaux commencèrent en 1492 et ne s’achevèrent qu’en 1626. C’est pourquoi vous remarquerez, aussi bien à l’intérieur qu’a l’extérieur, une évolution des styles, passant du gothique à la Renaissance.

L'abbaye Sainte-Genevieve et l'église Saint-Etienne-du-Mont
L’abbaye Sainte-Genevieve et l’église Saint-Etienne-du-Mont

L’ancienne église abbatiale de sainte Geneviève, fermée pendant la Révolution française puis détruite en 1808 lors du percement de la rue Clovis, conserve quelques vestiges, dont le clocher encastré dans le lycée Henri-IV. À noter également que le Panthéon est à l’origine une église construite à la demande de Louis XV en l’honneur de Sainte-Geneviève, en remplacement de l’église abbatiale qui tombait en ruine.

L’architecture et les éléments remarquables de l’église

Construite sur plusieurs siècles, l’église mélange les style gothique et Renaissance.

Restaurées sous le second Empire par Baltard, toutes les statues et sculptures de la façade datent de 1862.  Celle-ci reste néanmoins un superbe exemple de décor Renaissance intégré à une structure du Moyen-Âge.

À l’intérieur, le jubé (tribune qui sépare la nef, où se tiennent les fidèles, du chœur, réservé au clergé), achevé en 1545, a échappé aux destructions du 18e siècle. C’est le dernier visible à Paris.

jube saint etienne du mont

Depuis le début du 19e siècle, l’église Saint-Étienne-du-Mont accueille les reliques de sainte Geneviève. La châsse d’origine, qui se trouvait dans l’ancienne église Sainte-Geneviève (devenue le Panthéon), était recouverte d’or, d’argent, de diamants et de pierreries. En 1793, les matières précieuses furent fondues, les pierres récupérées, et les restes de la sainte brûlés par les révolutionnaires sur la place de Grève

Découvrez la vie d’une grande figure parisienne, protectrice de Paris depuis plus de 1500 ans.

En 1803, le curé de l’église Saint-Etienne-du-Mont retrouva dans la crypte de l’église Sainte-Geneviève un fragment de l’ancien sarcophage où Geneviève avait reposé jusqu’au 9e siècle. Il est aujourd’hui enfermé dans le reliquaire en cuivre doré que vous pouvez voir à l’intérieur de l’église.

Le philosophe Pascal et le dramaturge Racine ont également été inhumés dans cette église, dont les plaques commémoratives sont visibles de part et d’autre de la chapelle de la Vierge.

Vous l’aurez compris, une église qui possède un patrimoine – et une histoire – exceptionnels !

 

En sortant de l’église rue Clovis, vous pouvez voir un imposant vestige de l’enceinte Philippe-Auguste

La Sainte-Chapelle en 10 chiffres et anecdotes

Construite au 13e siècle à la demande du roi Saint-Louis pour abriter les reliques du Christ, la Sainte-Chapelle est aujourd’hui visitée pour la beauté de ses vitraux, parmi les plus somptueux au monde. Pour mieux comprendre le caractère exceptionnel de ce monument, découvrez 10 chiffres et anecdotes sur ce joyau de l’art gothique. 

1.

Le roi Louis IX (futur Saint-Louis) a fait construire la Sainte-Chapelle au coeur de son palais royal situé sur l’île de la Cité pour abriter les reliques achetées à l’Empereur Baudouin II de Constantinople.  Celui-ci avait mis en gage ces reliques auprès d’une banque vénitienne pour financer les dépenses de son Empire.

2.

À l’origine, ce sont 22 reliques qui ont été acquises par Saint-Louis. Il n’en reste aujourd’hui plus que 3 : un fragment de la croix, un clou, et la couronne d’épines. Elles furent déposées à l’abbaye de Saint-Denis pendant la Révolution Française, puis remises en 1804 à l’archevêque de Paris, conservées aujourd’hui dans le trésor de Notre-Dame de Paris. La Sainte-Chapelle n’abrite donc plus ces reliques.

3.

La couronne d’épines a été achetée 135.000 livres tournois, somme considérable pour l’époque, puisqu’elle représente environ la moitié du revenu annuel du domaine royal. La construction de la Sainte-Chapelle a elle coûté environ 40.000 livres tournois, soit trois fois moins que la couronne d’épines !

4.

La Sainte-Chapelle est composée de deux chapelles : la chapelle basse, dédiée à l’origine aux domestiques du palais et aux officiers, et la chapelle haute, dédiée au roi et à sa famille.

Chapelle basse
Chapelle basse

5.

On ne connaît pas l’architecte principal de la Sainte-Chapelle, ni les artisans qui ont oeuvré à la conception des vitraux. Ce qui n’est pas une anomalie pour l’époque. L’artiste – et non plus l’artisan  – et l’oeuvre signée – glorifiant un homme et non plus une corporation – sont apparus à la Renaissance.

6.

Véritable “cathédrale de verre”, la chapelle haute est composée de 618 m2 de surface vitrée. Un ensemble admirable de légèreté et d’équilibre.

7.

Les deux chapelles ont été entièrement restaurées au 19e siècle. Si la décoration de la chapelle haute est restée dans son ensemble fidèle à celle d’origine, la chapelle basse a été quant à elle entièrement “réinventée”, faute de documentation suffisante.

8.

Tous les ans, depuis l’autel de la chapelle haute, Saint-Louis montrait les reliques aux parisiens lors du Vendredi saint.

autel sainte chapelle

9.

Les 15 verrières (environ 15 mètres de haut sur 4,5 mètres de large) de la chapelle haute représentent 1113 scènes de la Bible, depuis Adam et Eve jusqu’à l’Apocalypse. Saint-Louis s’est lui même représenté sur certaines de ces scènes !

10.

La rosace est de style gothique flamboyant, nom qui provient des effets de flammes utilisés pour les vitraux. Elle ne date pas du 13e siècle comme les verrières, mais du 15e siècle. Elle compte 87 pétales.

rosace sainte chapelle

Lors de votre visite, pour découvrir les vitraux et leur histoire, vous pouvez télécharger l’application officielle des vitraux de la Sainte-Chapelle

 

Un chalet savoyard au coeur du 19e arrondissement

Dans le 19e arrondissement, la rue de Meaux, section d’un vieux chemin du 18e siècle qui conduisait de Paris à Meaux, cache une étonnante bâtisse qui a résisté aux bouleversements qu’a connus le quartier tout au long du 20e siècle. Parmi les résidences modernes se cache en effet un chalet aux allures savoyardes, construit pour l’Exposition Universelle de 1867.

Entièrement en bois, ce chalet offre un paysage anachronique en plein milieu de la rue de Meaux, dans un quartier majoritairement composé de grands immeubles modernes et de logements sociaux. Si son histoire est assez difficile à retracer, une chose est sûre : il a été construit lors de l’Exposition Universelle de 1867, année d’inauguration du parc des Buttes-Chaumont voisin.

chalet 103 rue de meaux

En 2009, ce chalet a été menacé de destruction à la suite d’un héritage. Un promoteur avait proposé de racheter le terrain pour y construire… un immeuble de 18 mètres de haut. Heureusement, le locataire de l’époque et les gens du quartier se sont opposés à cette vente et ont fait protéger le chalet par le Conseil de Paris. Définitivement sauvé de la démolition, son balcon a depuis été rénové et une grande partie de sa structure réparée.

Une curiosité qui fait dorénavant partie intégrante du patrimoine (insolite) parisien !

3 raisons (et bien plus) de visiter le 19e arrondissement

Espaces verts, culture et villages cachés : un quartier à l’ambiance très parisienne qui mérite d’être découvert !

À découvrir lors de vos balades dans le 19e arrondissementAu bout de la rue de Meaux se trouve également la place du Colonel Fabien, vieille place parisienne à l’histoire étonnante.

Les Passages Couverts de Paris

Ancêtres des Grands Magasins, les passages couverts de Paris sont un fabuleux témoin de l’histoire de Paris et de son extraordinaire développement à l’aube du 20e siècle. 

On en comptait 137 en 1828, il n’en reste plus que 24. Symboles de la Révolution industrielle et du capitalisme moderne, les passages couverts ont rythmé la vie de la capitale dans la première moitié du 19e siècle. Une architecture extraordinaire pour l’époque que vous découvrirez lors de cette visite guidée.

Passage des Panoramas, Galerie Vivienne, Passage Jouffroy… Cette visite vous fera traverser certains des plus beaux passages de Paris, et vous replongera dans l’ambiance du Paris du 19e siècle. Vous visiterez également d’autres passages peu connus du grand public, dont l’intérêt historique, tout aussi important, vous permettra de comprendre à quel point les passages ont révolutionné le commerce de l’époque et la vie de la cité.

balade passages couverts paris

À travers les Grands Boulevards, cette visite guidée des passages couverts sera également l’occasion d’aborder les travaux du Baron Haussmann, son architecture, ses transformations, et le nouveau visage donné à la capitale à la fin du 19e siècle.

Sur le chemin, vous visiterez également des lieux somptueux comme le Palais Royal, lequel regorge d’anecdotes et d’histoire insolites, et dont l’histoire est intimement liée à celle des passages couverts.

palais royal jardin paris

Mélange d’histoire, d’architecture, d’anecdotes et de vie parisienne, la visite guidée des passages couverts est un véritable voyage dans le temps à la découverte d’un patrimoine unique au monde.

Voir le planning de nos visites guidées

Pour une visite privée des Passages Couverts le jour et à l’heure de votre choix (groupes constitués, famille, amis, entreprises…), contactez-nous sur contact@unjourdeplusaparis.com