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L’Art Nouveau et les trésors cachés du 16e arrondissement

Méconnu du grand public, et souvent réduit à sa seule réputation d’arrondissement chic et bourgeois, le 16e arrondissement cache pourtant bien des surprises. Depuis le “village d’Auteuil” jusqu’au quartier de la Muette, cette visite guidée vous propose de partir à la découverte des merveilles architecturales de l’Art Nouveau. Et autres trésors cachés !

En suivant la prolifique carrière d’Hector Guimard, sans doute l’architecte français le plus important de l’époque Art Nouveau, vous aurez l’occasion de découvrir ses toutes premières réalisations, et de suivre tout au long de cette balade l’évolution de son style et des ses influences. Villas, hôtels particuliers et immeubles de rapport, un parcours complet à la rencontre de l’homme et de son style unique, connu aujourd’hui pour ses magnifiques entrées du métro parisien.

Outre Hector Guimard, ce sont plusieurs autres architectes majeurs de l’Art Nouveau que vous découvrirez, comme Henri Sauvage ou encore Joachim Richard.

hotel jassede guimard

Cette visite guidée dans le 16e arrondissement de Paris n’est pas uniquement une visite architecturale. À travers les petites rues qui ont conservé l’allure de village qu’avait le quartier avant son annexion à Paris en 1860, vous découvrirez au fil de la balade quelques lieux et histoires insoupçonnées du grand public.

Pour une visite privée Art Nouveau le jour et à l’heure de votre choix (groupes constitués, famille, amis, entreprises…), contactez-nous :

contact@unjourdeplusaparis.com

Si vous n’avez pas de groupe constitué, voir également le planning de nos visites guidées.

Les Halles de Paris (27 Photos)

Ancien “Ventre de Paris” parfaitement décrit par Zola en 1873, les Halles furent jusqu’en 1970 le coeur commerçant de Paris, lieu d’échange et d’approvisionnement à la vie foisonnante qui se développa à travers les siècles pour devenir le symbole d’un quartier.

Des Halles également incarnées par les célèbres “Pavillons Baltard”, construits entre 1850 et 1870 dans une alliance – nouvelle pour l’époque – de fer et de verre.

À travers des images prises par le photographe Thomas McAvoy pour le magazine LIFE en 1956, ainsi que d’autres photos d’archives, voyagez dans la fabuleuse histoire des Halles.

anciennes halles de paris 1956

anciennes halles marche paris 1956

anciennes halles paris

anciennes halles paris 1956

les halles paris 1956

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les halles paris autour de saint eustache

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les halles paris magazine life

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paris les halles en 1956

photo les halles paris

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photo les halles paris 1967

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photo les halles paris marche aux fleurs

photo les halles paris vendeur legumes

vieux marche halles paris

© source photo Site de Papy-Louis ou la traversée d’un siecle

Photo de la Halle au Blé, bâtiment reconstruit en 1887-1889, abrite aujourd’hui la Bourse de commerce :

halle au ble

5 raisons de visiter le 16e arrondissement

Le 16e arrondissement de Paris n’est probablement pas le premier quartier de la capitale auquel on pense pour une balade à Paris ou ou une découverte originale.

Un quartier qui mérite dans tous les cas d’être découvert, à la fois pour son patrimoine culturel que pour son étonnante architecture.

1. Une offre culturelle exceptionnelle

Claude Monet Impression soleil levant

Le 16e arrondissement possède la plus grande concentration de musées à Paris. Des collections impressionnistes du Musée Marmottan-Monnet au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en passant par l’art asiatique du Musée Guimet, vous trouverez  sans aucun doute de quoi satisfaire votre appétit culturel dans l’un des nombreux musées de l’arrondissement.

2. L’architecture Art Nouveau

hotel mezzara paris

Terrain de jeu favori d’Hector Guimard, le 16e arrondissement est le plus important de Paris en terme d’Art Nouveau. À découvrir par exemple lors d’une agréable balade rue Jean de la Fontaine et Avenue Mozart.

3. La rue Berton

rue berton 16e paris

Au coeur du quartier de La Muette, la rue Berton est l’une des rues les plus surprenantes de Paris. Son atmosphère médiévale de petite rue piétonne cachée du reste de la ville est un véritable dépaysement, et parait avoir traversé les siècles sans aucun bouleversement.

4. Les jardins

Crédit : Wikipedia
Crédit : Wikipedia

Le 16e arrondissement à la chance de posséder également de très nombreux parcs et jardins, à la fois idéals pour les familles ou pour un moment de détente à l’abri du bruit de la ville. Parmi les plus originaux, citons le Jardin Japonais du Pavillon Bouddhique ou le Parc de Bagatelle. À voir également : le Parc Sainte-Périne et, bien évidemment, le Bois de Boulogne.

5. La vue exceptionnelle sur la Tour Eiffel

palais de chaillot trocadero

L’esplanade du Trocadéro est l’endroit le plus populaire de Paris pour une vision panoramique de la Tour Eiffel. Un endroit très touristique certes, mais qui propose il est vrai l’une des plus belles vues de Paris. L’occasion de découvrir également l’architecture originale du Palais de Chaillot, construit lors de l’Exposition Universelle de 1937.

Voir toutes les idées de visite dans le 16e arrondissement

10 anecdotes sur le Musée du Louvre

Ancienne demeure des Rois de France devenue il y a 2 siècles l’un des plus grands musées au monde, une collection de plus de 35 000 oeuvres réparties sur 60 000 m2, et des oeuvres majeures comme la Joconde, La Vénus de Milo, le Radeau de la Méduse, la Liberté guidant le peuple… et tant d’autres !

Mais connaissez-vous vraiment ce musée ? Pour le savoir, découvrez ces 10 anecdotes amusantes et histoires insolites sur le Louvre.

1. Le plus grand musée du Monde

Le Musée du Louvre est tellement grand que cela vous prendrait 100 jours pour le visiter dans sa totalité si vous passiez 30 secondes dans chaque salle.

2. Un musée forteresse

louvre forteresse photo

Le Musée du Louvre n’a jamais été destiné à être un musée. C’est à l’origine une forteresse, construite pour protéger Paris à partir de 1190.

3. Un Musée Palais Royal

Après avoir été une forteresse, le Louvre a été converti en Palais Royal à partir du 16e siècle.

4. Le Musée Napoléon

Sous le règne de Napoléon, le musée fut renommé Musée Napoléon, auxquel on ajouta aux collections 5000 pièces glanées lors des différentes conquêtes, rendues à leurs propriétaires à la chute de l’Empereur.

5. Le vol de Mona Lisa

La Joconde, ou Mona Lisa, est la pièce la plus connue du Musée de Louvre. Volée en 1911 par Vincenzo Peruggia, l’italien cachera la toile dans son appartement de Paris avant d’être dénoncé par le propriétaire d’une galerie d’art à Florence à qui il avait tenté de revendre le tableau. Mona Lisa retournera au Louvre au début de l’année 1914.

6. Le succès de Mona Lisa

portrait la joconde

Mais pourquoi ce tableau, peint par Leonard de Vinci, est-il le portrait le plus célèbre du monde ? Un succès qui provient – entre autre – de la complexité de l’expression de la Joconde, dont le regard semble suivre le spectateur, et dont le léger sourire semble également le défier, et s’en amuser…

7. Un tableau à peine plus grand qu’une feuille A2

Si la renommée de Mona Lisa est grande, le format du tableau, lui, est petit. D’une dimensions de 77 x 53 cm, il est à peine plus grand qu’un format A2 (59,4 x 42 cm) !

8. 66% d’artistes français

musée du louvre

Le Louvre abrite aujourd’hui environ 7 500 tableaux, dont 66% sont l’oeuvre d’artistes français.

9. 15 000 visiteurs par jour

Le Musée du Louvre est le musée le plus visité au monde, avec une fréquentation moyenne de 15 000 visiteurs par jour, dont 70% de touristes étrangers.

10. La Pyramide du Louvre

photo louvre insolite

Construite à partir de 1985, la Pyramide du Louvre mesure 21 mètres de haut, pèse 200 tonnes, et est constituée de 673 plaques de verre. Des esprits conspirationnistes en ont eux compté 666, associant la pyramide à une oeuvre du diable.

L’affiche de Mobilisation Générale de la Première Guerre Mondiale rue Royale

Coincée entre la place de la Concorde et l’église de la Madeleine, la chic et luxueuse rue Royale cache bien des surprises. À quelques pas de la jolie Cité Berryer se trouve en effet une affiche étonnante, que ne remarquent pourtant pas les centaines de piétons qui passent devant chaque jour : une affiche de mobilisation générale pour la première Guerre Mondiale.

La mobilisation Générale pour la Grande Guerre

Le 1er août 1914, l’ordre de mobilisation générale est décrété en France. Tous les français soumis aux obligations militaires sont appelés à revêtir l’uniforme. Une annonce relayée à Paris par les maires, qui affichent sur les murs de la ville la déclaration de Mobilisation Générale.

affiche rue royale paris

L’affiche de Mobilisation Générale de la rue Royale

L’affiche que l’on peut encore découvrir aujourd’hui rue Royale – la dernière à Paris – n’est plus l’ordre original, découvert peu de temps après la fin de la guerre à ce même emplacement.

Devenu trop vieux et illisible, il a été remplacé par une copie protégée d’un cadre bleu… du même bleu que l’uniforme des soldats français pendant la Grande Guerre !

affiche de mobilisation générale paris

MOBILISATION GÉNÉRALE

Le maire du 8e arrdt. porte à la connaissance de ses administrés que la mobilisation générale est déclarée.

Le premier jour de la mobilisation est fixé au dimanche 2 août (de midi à minuit).

Le maire du 8e arrondissement.

Dr. PH. MARECHAL

Plus qu’une affiche, c’est un véritable monument de mémoire qu’il vous est proposé de découvrir lors de vos balades dans le quartier.

Les tableaux de Delacroix à voir dans les églises de Paris

Eugène Delacroix (1798 – 1863) est l’un des plus grands peintres français du 19e siècle. Maître du Romantisme, il est surtout connu pour son chef-d’oeuvre La Liberté guidant le peuple, allégorie de la liberté souvent utilisée comme symbole de la République ou de la démocratie.

Si des dizaines d’oeuvres de l’artiste sont visibles dans les musées parisiens, notamment dans son atelier-musée de Saint-Germain-des-Près, quelques peintures peuvent se découvrir dans certaines églises de Paris. Des commandes faites à l’artiste pour redécorer l’intérieur des églises parisiennes pillées pendant la révolution, que l’on peut encore admirer aujourd’hui.

Église Saint-Sulpice

peinture delacroix paris

Dans la chapelle des Saints-Anges, première à droite en entrant dans l’église, peuvent s’apprécier plusieurs peintures du maîtres : Héliodore chassé du temple, Le combat de Jacob avec l’ange, et, au plafond, Saint Michel terrassant le démon.

Des superbes peintures murales qui viennent s’ajouter aux autres somptueuses décorations intérieures de l’église Saint-Sulpice, dont des chefs-d’oeuvres de sculpture (statue de la Vierge de Pigalle) ou d’ébénisterie (chaires et orgues). Sans oublier le célèbre gnomon astronomique.

Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement

peinture delacroix paris

Cette église, située dans le 3e arrondissement de Paris, abrite La Pietà de Delacroix. Un chef d’oeuvre décrit par Baudelaire comme une peinture “qui laisse dans l’esprit un sillon profond de mélancolie ». Un tableau commandé par le Préfet Rambuteau en 1840, qui ne sera officiellement présenté que 5 ans plus tard, à cause d’oppositions diverses et de désaccords administratifs.

Pourtant, seules cinq semaines suffirent à l’artiste pour concevoir, exécuter et terminer l’œuvre.

Église Saint-Paul-Saint-Louis

peinture delacroix paris

Encore dans le Marais, à quelques pas de la Place des Vosges, se cache un tableau d’Eugène Delacroix : Le Christ au Mont des Oliviers. Une oeuvre typique de la peinture Romantique, mode d’expression des sentiments intérieurs. Une oeuvre commandée pour l’église Saint-Paul-Saint-Louis en 1824.

 

En dehors des églises, vous trouverez des tableaux de Delacroix (outre dans son Atlier-Musée – voir plus haut) dans le Musée du Louvre, au Musée des Arts Décoratifs, au Musée Carnavalet, au Musée d’Orsay, au Petit Palais, ou encore au Musée de la vie Romantique.

Fluctuat Nec Mergitur : L’histoire du blason de Paris

Une image bien connue. Et pourtant, il ne parait pas évident à première vue que ce qui symbolise le plus la capitale française soit un navire sur de l’eau, ni que sa devise soit «Fluctuat nec mergitur», ce qui signifie «Il est battu par les flots, mais ne sombre pas».

Des armoiries qui sont le fruit d’une très vieille histoire, et nous invitent à remonter aux origines de la ville. 

fluctuat nec mergitur

En 52 avant J.C, la Gaule devient Gallo-Romaine, et les Romains ont de nouveaux plans pour ce qui est alors Lutèce : installer ses habitants, les Parisii, sur de petits ilots au milieu du fleuve, alors qu’eux s’établissent sur la rive gauche. la ville ne cessera alors de se développer de manière concentrique, avec comme épicentre la Seine.

Le fleuve est depuis les origines de la ville la mère nourricière de ses habitants : celle qui les nourrit en poisson, abreuve son bétail, et fait prospérer son agriculture. Elle est aussi sa source de revenus, puisque ceux qui traversent ses eaux doivent s’acquitter d’une taxe.

Une nature si puissante que, jusqu’au 13e siècle, le Prévôt des Marchands, ancêtre du Maire de Paris et responsable entre autres du trafic fluvial, de l’approvisionnement, de l’impôt, et des travaux publics, était exclusivement issu de la Corporation des Marchands de l’eau, puissante société qui possédait le privilège exclusif de la navigation sur la Seine

C’est sous Philippe Auguste (1165-1223) que ce blason nous apparait pour la première fois sur des actes scellés.

armoiries paris

En 1358, Charles V lui a donné sa forme actuelle en y ajoutant des fleurs de lys, plaçant la ville sous la domination royale. Symbole qui sera modifié au cours de l’histoire : couronne, étoiles, branche d’olivier… Sous Napoléon 1er, Paris se verra même tatoué officiellement d’abeilles d’or.

tous les blasons de paris

Le dernier blason date du 20 juin 1942.

Fluctuat Nec Mergitur

Quant à la devise qui accompagne ce blason, si on la retrouve sur des jetons depuis le 16e siècle, elle n’était à l’époque qu’une devise parmi d’autres, et la tradition l’attache également à la commune d’Aimargues, dans le Gard.

Paris doit l’adoption officielle de Fluctuat Nec Mergitur au Baron Haussmann, lequel pensait que cette devise exprimait le mieux les idées de forces, de vitalité et de perpétuité qui caractérisent Paris, toujours debout après les multiples dangers connus dans son histoire.

Un symbole qui a parfois flotté, jamais sombré.

 

Voir aussi : pourquoi les couleurs de Paris sont le rouge et le bleu ?

 

L’évolution de Paris de l’époque Gallo-Romaine au Moyen Âge

Avant d’être Paris, Paris s’appelait Lutèce. Une ville dont les premières traces apparaissent dans le livre “la Guerre des Gaules”, écrit par Jules César vers 50 avant J.-C.

À cette époque, Lutèce, située sur une “île de la Seine”, est la forteresse des Parisii, tribu celte installée sur un territoire qui recouvre environ un quart de l’Île-de-France actuelle. Une tribu prospère qui pratique l’agriculture, l’élevage, et dont les richesses viennent en grande partie du contrôle du trafic fluvial sur la Seine.

Paris à l’époque Gallo-Romaine

Si la situation d’origine de la Lutèce gauloise reste incertaine (on ne sait pas de quelle “île sur la Seine” parlait exactement César, et aucun vestige de cette époque ne fut trouvé lors des fouilles archéologiques de l’Île de la Cité), celle de la Lutèce romaine ne fait aucun doute.

Les romains construisirent en effet une ville nouvelle sur la rive gauche de la Seine (le Quartier Latin actuel), suivant les plans typiques des villes romaines de l’époque, tandis que les Parisii vivaient sur l’île de la Cité. Si des échanges existaient, les deux peuples ne cohabitaient pas réellement.

Autour d’un grand axe Nord-Sud appelé le Cardo Maximus, que l’on retrouve encore aujourd’hui dans le tracé de la rue Saint-Martin et de la rue Saint-Jacques, Lutèce était alors une belle cité romaine, couverte d’édifices officiels et peuplée d’environ 10.000 habitants.

plan lutece époque gallo romaine
Paris au 3e siècle

Les seuls vestiges de cette époque sont aujourd’hui les Arènes de Lutèce et les Thermes de Cluny.

Paris capitale

Au milieu 3e siècle, les invasions barbares obligent les romains à rejoindre l’Île de la Cité, qui offre grâce à la Seine une protection naturelle face aux envahisseurs. La ville se resserre, et retrouve la position défensive qu’elle occupait avant la conquête de César. C’est à peu près à cette époque que Lutèce devient Paris, importante ville militaire du fait de sa position stratégique.

C’est en 508, sous Clovis, que Paris devient pour la première fois de son histoire une capitale. Mais après avoir été couronné empereur d’Occident en 800, Charlemagne quitte Paris et fait de sa capitale Aix-la-Chapelle. Délaissée et mal défendue, Paris sera pillée et détruite à de nombreuses reprises entre 845 et 911. C’est pour cette raison, entre autres, qu’il ne reste quasiment aucun vestige à Paris de l’époque gallo-romaine.

Ce qui n’empêcha pas pour autant la ville de se reconstruire, et de se développer ! À partir du 11e siècle, une nouvelle ville apparait sur la rive droite grâce au commerce venu du Nord. En 1137, la création des Halles favorisa l’expansion de ce quartier, qui deviendra le coeur économique et commercial de la ville.

Paris au 11e siècle
Paris au 11e siècle
Halles Paris sous Philippe Auguste
Création des Halles de Paris – 1137

Paris à la fin du Moyen Âge

Redevenue officiellement capitale du royaume sous Philippe Auguste (1165 – 1223), Paris continua à se développer très rapidement. Pour protéger la ville, il ordonna la construction d’une nouvelle enceinte.

Longue de 5 kilomètres et haute de 9 mètres, elle délimitait un espace d’environ 260 hectares. La construction de ce mur organisa également la ville et son fonctionnement. Sur la rive droite, autour des Halles, les échanges et le commerce. Sur l’Île de la Cité, le pouvoir politique et religieux (Palais de la Cité et Cathédrale Notre-Dame de Paris), et la vie quotidienne. Sur la rive gauche, l’Université. Un visage que conserva Paris jusqu’à la révolution française !

Carte Paris
L’enceinte Philippe Auguste
Paris à la fin du Moyen Âge
Paris à la fin du Moyen Âge

Peuplée de 25.000 habitants en 1180, Paris passe à 200.000 habitants un siècle et demi plus tard, devenant ainsi la plus grande métropole d’Europe à la fin du Moyen Âge. Une ville économiquement prospère, coeur intellectuel de l’Europe grâce à “l’Université”, et véritable place militaire.

 

Crédit Photo Via / Via

Quand le gouvernement tenta de créer un faux Paris en 1918

C’est une idée digne d’un film de cinéma hollywoodien que l’État Major Français eut à la fin de la première Guerre Mondiale. Une histoire méconnue, mais bien réélle, exhumée d’un numéro du magazine “The Illustrated London News” – une sorte de Géo de l’époque – daté du 6 novembre 1920. Où quand Paris faillit se retrouver près de la forêt de Saint-Germain-en-Laye pour tromper les Allemands.

À partir de 1917, le secrétariat d’Etat à l’Aéronautique français et la DCA (“Défense Contre Aéronefs”) cherchaient une solution pour contrer les bombardements nocturnes des avions allemands, notamment après les frappes meurtrières qui ont touché Londres le 13 juin de cette même année.

Les bombardiers allemands ont un point faible, ils ne sont pas équipés de radars. L’idée : créer une ville factice à partir de faux foyers lumineux pour tromper l’ennemi.

Au début de l’année 1918, il est donc décidé de recréer une fausse agglomération parisienne, ainsi qu’un faux Saint-Denis, qui accueillait alors d’importantes usines. La fausse capitale se trouvera du côté de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Denis au niveau de l’actuel aéroport de Roissy, et d’autres fausses usines à l’Est de Paris, vers Chelles.

plan faux paris 1918

Plan des faux objectifs : A1 = Saint-Denis,  A2 = faux Saint-Denis et “Orme de Merlu” / B1 = Paris,  B2 = faux Paris / C = fausses usines

La zone entre Maisons-Laffite et Conflans-Sainte-Honorine avait été choisie pour reproduire Paris car son bras de Seine était assez similaire à celui qui traverse la capitale. Sur les plans, tout était prévu : les gares, les principales artères, et même des lieux stratégiques comme la place de l’Etoile ou les Champs-Élysées.

plansMais parmi tous ces projets, un seul eut le temps d’être en partie accompli avant la fin de la guerre : celui du faux Saint-Denis, entre Villepinte et Seyran ( plan A2), appelé aussi “faux objectif de L’Orme de Morlu“.

Le projet fut confié à l’ingénieur électricien Fernand Jacopozzi, le même qui illumina quelques années plus tard pour la première fois la tour Eiffel et les Champs-Élysées.

Autour d’une fausse Gare de l’est, les trains étaient de grandes plaques de bois posées sur le sol avec un éclairage latéral reproduisant celui des fenêtres. Des toiles peintes recréaient les toits des usines, et des lampes de différentes couleurs éclairaient des vapeurs produites artificiellement.

plans

Un faux train…

Des installations qui ne furent prêtes qu’après le dernier raid allemand sur Paris, en septembre 1918…

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