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Découvertes insolites au Père-Lachaise

Avec ses 70 000 tombes, le cimetière du Père-Lachaise est une source inépuisable de découvertes. Entre deux célébrités, il est agréable de flâner dans les divisions à la recherche de sépultures originales ou de grands personnages oubliés. Et ces derniers sont nombreux !

Après avoir partagé l’histoire de ce duo improbable, ou encore ces secrets et anecdotes du Père-Lachaise, voici quelques idées de découvertes hors des sentiers battus.

Famille Pezon

Si vous vous rendez dans la division 86 voir la sépulture de Guillaume Apollinaire, faites un détour pour découvrir l’étonnante sépulture de la famille Pezon, célèbre dynastie de dompteurs au 19e siècle fondée par Jean-Baptiste Pezon (1827 – 1897).

D’abord “montreur d’animaux vivants” en Lozère, il s’installe à Paris et crée une ménagerie à Montreuil, qui connaitra un grand succès. Une gloire que Jean-Basptiste devait notamment à son lion Brutus, tous les deux représentés sur le sommet de la tombe. C’est d’ailleurs ce lion qui inspiré le sculpteur Barthold pour son Lion de Belfort, dont une copie est visible à Paris place Denfert Rochereau.

Division 86

Félix de Beaujour

Au milieu de la colline du Père-Lachaise culmine à plus de 20 mètres de hauteur une colonne singulière. C’est la plus haute tour du cimetière. Quelle illustre personnalité peut bien accueillir un tel monument ? Aucune… Puisqu’il s’agit d’un illustre inconnu, Felix de Beaujour, diplomate de son état. Sachant que l’homme repose seul à l’intérieur, cette sépulture donne une idée de la haute opinion qu’il pouvait avoir de lui-même !

Pour la petite anecdote, l’architecte qui a réalisé cette tombe s’appelle Cendrier… Ça ne s’invente pas.

Division 48

Famille Guet

Le cimetière du Père-Lachaise est un véritable musée à ciel ouvert d’art funéraire, où se côtoient différentes périodes et inspirations. Si vous êtes amateurs d’Art Nouveau, vous en trouverez dans la division 19, avec notamment le somptueux caveau de la famille Guet, classé monument historique.

C’est l’architecte Georges Guët qui l’a fait construire en 1905, âge d’or de l’Art Nouveau à Paris, pour sa famille à l’occasion de la mort de son père. Une composition originale, variée et colorée, ornée de sculptures et de céramiques. Sur le toit poussent des Iris, fleurs favorites des artistes Art Nouveau.

Division 19

Jardin de la Nouvelle France

Dans un quartier où les espaces verts sont rares, et les attractions touristiques très nombreuses, le jardin de la Nouvelle France est une agréable halte, dont vous pouvez profiter par exemple après la visite du Grand Palais, du Petit Palais ou du Palais de la Découverte. Un jardin créé au 19e siècle, typique de l’époque Haussmannienne.

Située en bordure du Cours la Reine, créé au 17e siècle par Marie de Médicis, le jardin de la Nouvelle France passe plutôt inaperçu. Il mérite pourtant d’y faire un tour, offrant une halte de calme et de verdure loin du tumulte des Champs-Élysées voisins.

Petit pont, plan d’eau, végétation exotique et décors artificiels, il résume parfaitement la conception des jardins à Paris dans le seconde moitié du 19e siècle, où se mélangent jardin à la française (ordre et symétrie) et jardin à l’anglaise (paysages sinueux et points de vue pittoresques) dont le véritable chef-d’oeuvre est le parc des Buttes-Chaumont.

En flânant dans le jardin, vous découvrirez également de nombreux arbres remarquables : un érable négundo, un érable à sucre (emblème du Canada, autrefois appelée Nouvelle-France), un février d’Amérique ou encore un hêtre pleureur.

Parmi les ornements, outre les statues de Jacques Cartier et Samuel de Champlain, respectivement découvreur du Canada et fondateur de la ville de Quebec, vous pourrez admirer le joli “rêve du poète”, réalisé dans un seul bloc de marbre blanc.

 

Pourquoi les couleurs de Paris sont le bleu et le rouge ?

Vestige des temps héraldiques, les blasons représentaient une maison, une famille, ou plus généralement toutes collectivités, auxquelles n’échappaient pas les villes. Si le bateau flottant voile au vent sur la Seine est une image bien connue du drapeau parisien, la signification des couleurs – bleu et rouge – qui l’accompagnent, l’est beaucoup moins. Toutes aussi symboliques, elles racontent une part de Paris et de son histoire.

À noter que l’historiographie ne s’est jamais penchée avec passion sur les couleurs représentatives des blasons. D’abord parce que celles-ci sont assez difficiles à appréhender , et que leurs significations ont évolué à travers les âges. Quelques doutes subsistent donc, et les versions peuvent différer concernant Paris. Vous trouverez néanmoins ici la version la plus complète et la plus fiable possible !

La première apparition officielle de ces couleurs

En 1358, en pleine de guerre de Cent ans, le roi Jean le Bon est capturé à Poitiers. Son fils, le futur Charles V, ne peut pas régner officiellement, le Roi n’étant pas mort. Le prévôt des marchands Étienne Marcel va alors profiter de ce moment de flottement dans la gouvernance du royaume pour mener une révolte contre le pouvoir. Ses troupes seront coiffées d’un chaperon bleu et rouge. C’est la première fois que ces couleurs furent officiellement associées à Paris.

La signification

Le bleu, pigment extrêmement cher, était une couleur royale. Rien de plus normal donc, pour les insurgés, que de récupérer la couleur qu’ils combattaient. C’est également la couleur de la Sainte Vierge, pour les mêmes raisons pécuniaires. Un choix qui n’a donc, dans son origine, aucune valeur esthétique, mais qui était, pour le pouvoir royal comme celui religieux, un moyen d’exhiber sa richesse.

Le rouge, quant à lui, évoquait la passion du Christ et le supplice des martyrs. C’est la couleur du sang versé que porte aujourd’hui encore les cardinaux.

En récupérant ces symboles, Paris s’est identifié via deux grands personnages : Sainte Geneviève pour le bleu, sainte patronne de Paris, qui a empêché l’invasion des Huns et contribué à la conversion de Clovis. Saint Denis pour le rouge, premier évêque de Paris et martyr décapité.

Pendant la révolution française, ces couleurs furent récupérées, mais leurs significations changées (ou oubliées…). Pour symboliser la révolte, les révolutionnaires arborèrent le bonnet phrygien,  inspiré de celui qui coiffait les esclaves affranchis de l’Empire romain. Un bonnet rouge, symbole de liberté après le sang versé…

Des couleurs toujours très présentes, puisque ce sont le bleu et le rouge de Paris qui ont été associés au blanc royal pour former le drapeau national de France le 15 février 1794.

Quelle signification exacte ont-elles aujourd’hui ? La question reste ouverte…

8 histoires et anecdotes sur l’Opéra Garnier

Symbole du Second Empire et des transformations qui ont profondément marqué Paris pendant cette période, celui qui fut appelé “l’Opéra de Paris” jusqu’à la naissance de son petit frère à Bastille en 1989 est aujourd’hui un monument incontournable de la capitale. Un patrimoine riche d’histoires et d’anecdotes, qui contribuent à la renommée de ce haut lieu culturel parisien.

L’attentat contre Napoléon III

Un fait tragique est à l’origine de la naissance de l’opéra. Le 14 janvier 1858, Napoléon III se rend à l’opéra, alors situé rue Le Peletier, dans l’actuel 9e arrondissement. Lorsque son carrosse se gare, plusieurs bombent explosent, atteignant chevaux et cavaliers. Si le couple impérial s’en sortira indemne, malgré quelques égratignures, il y aura huit morts et plusieurs blessés lors de cette attentat perpétré par un révolutionnaire italien, Felice Orsini, et plusieurs complices.

Le lendemain, l’Empereur décide la construction d’un nouvel opéra, d’où il pourrait se rendre facilement, et à moindre risque, depuis sa résidence des Tuileries.

Charles Garnier, l’inconnu

En 1860 est lancé un concours international – anonyme – pour l’édification de l’Académie impériale de musique et de danse. 171 candidats répondent à l’appel, dont l’architecte de la Ville de Paris, Rohault de Fleury, ainsi que Viollet-le-Duc. C’est finalement un jeune homme inconnu de 35 ans, Charles Garnier, qui remporte le concours. Il y consacrera toute son ardeur d’artiste romantique emprunt d’académisme.

L’avenue de l’Opéra

Pour pouvoir se rendre à l’Opéra depuis sa résidence des Tuileries, Napoléon III demande au préfet Haussmann de créer l’avenue de l’Opéra, laquelle ne s’inscrivait pas à l’origine dans les nouveaux plans d’urbanisme.

Charles Garnier, ravi qu’une si belle perspective mette en valeur son monument, ne demande qu’une chose : qu’aucun arbre ne soit planté sur les bordures de l’avenue, pour que rien ne puisse troubler la vue des passants ! C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui encore, vous ne trouvez aucun arbre sur cette avenue.

Le lac sous l’opéra

Si des restrictions financières ralentissent l’aboutissement du projet, ce sont également des contraintes techniques et inattendues qui mettent à mal l’architecte. En effet, pendant les fouilles préalables à la construction est découvert un sol particulièrement impropre et marécageux.

Pour résister à la pression des eaux d’infiltration et mieux repartir les charges du bâtiment, un cuvelage en béton rempli d’eau est réalisé par Charles Garnier. Un “lac” qui alimentera l’imaginaire collectif, notamment celui du célèbre fantôme de l’Opéra, et qui sert aujourd’hui de réservoir pour les pompiers de Paris.

Une oeuvre-d’art bien gardée

La première pierre de l’opéra fut posée en 1862, mais les travaux durèrent plus de 15 ans, à cause de restrictions budgétaires, de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris.

Pendant la durée des travaux, des échafaudages masquaient la façade de l’opéra pour ne pas trahir le travail des artistes. Un édifice considéré par Garnier comme une véritable oeuvre-d’art, qui souhaitait ainsi susciter la curiosité des parisiens en ne dévoilant la façade que par étapes.

Le scandale de La Danse de Carpeaux

En 1869, les groupes sculptés de la façade de l’opéra sont découverts. L’un d’entre eux, réalisé par Jean-Basptiste Carpeaux, et représentant des femmes tournoyant avec ivresse et gaieté autour du génie de la Danse, fait scandale. Dans la nuit du 26 au 27 août 1869, une bouteille d’encre fut jetée contre ce groupe sculpté.

C’est une copie qui est aujourd’hui visible sur la façade de l’opéra, l’oeuvre d’origine étant exposée depuis 1986 au musée d’Orsay.

Charles Garnier humilié

Le 5 janvier 1875, l’Opéra est inauguré. Napoléon III, exilé en Angleterre et mort en 1873, ne vit jamais l’achèvement de son oeuvre. Le gouvernement présidé par le très conservateur Mac Mahon souhaite effacer toute trace du Second Empire. C’est ainsi que, pour l’inauguration, Charles Garnier ne fut même pas invité, et dût payer lui-même sa place pour participer au spectacle !

L’accident mortel

Le 20 mai 1896, 2000 personnes assistent à une représentation de « Faust » lorsque l’un des contrepoids qui soutenaient l’énorme lustre se détacha et perça le plafond avant d’écraser une spectatrice qui occupait la quatrième galerie… Un épisode qui inspira – encore – Gaston Leroux dans l’un des plus célèbres épisodes du Fantôme de l’Opéra.

Le portail du 17e siècle abandonné au coeur du Marais

Autant le dire tout de suite, ce portail ne mérite pas que vous traversiez tout Paris pour le découvrir. Néanmoins, ce vestige, devenu avec le temps une véritable curiosité, est à voir si vous vous promenez dans le Marais.

La rue Beautreillis, dans le 4e arrondissement, est une de ces petites rues charmantes que l’on croise un peu partout dans le Marais. Étroite, calme, bordée de petits commerces et d’immeubles élégants, elle conserve depuis 1965 une curiosité, qui attire l’oeil de tous les passants : un portail abandonné d’un hôtel particulier du 17e siècle.

Seul indice donné aux passants, l’inscription “Hôtel de Jean-Louis Raoul” que l’on peut difficilement déchiffrer sur le fronton. Industriel fabricant de limes, Jean-Louis Raoul acheta en effet cet hôtel particulier, construit au début du 17e siècle pour Paul Ardier, conseiller du roi Henri IV après avoir servi son prédécesseur Henri III, en 1810.

Modifié à plusieurs reprises, cet hôtel particulier ne résista pas aux grandes transformations que connut le Marais au 19e siècle.

En 1959, un permis de construire est déposé, prévoyant la construction de 78 logements à la place de l’Hôtel Raoul. Une partie de celui-ci est détruite, mais le portail subsiste. Entre-temps, Albert Laprade, architecte des bâtiments de France et chargé de l’aménagement du Marais, demande la protection du portail. Le projet immobilier, achevé en 1965, conserve en bordure du trottoir ce vestige.

Mais, bien qu’il ait échappé à la démolition, il ne fut pas protégé au titre des monuments historiques, et resta donc propriété des descendants de Monsieur Raoul. Il est depuis cette date sujet à de multiples tensions, qui témoignent d’ailleurs de la difficile question de la préservation du patrimoine…

En effet, les héritiers ne souhaitent pas prendre en charge les travaux de rénovation que nécessite ce proche, et ont proposé de le vendre pour 1€ symbolique à la copropriété du 6, rue Beautreillis, laquelle a refusé… à cause des coûts d’entretien ! La Mairie de Paris ne souhaite pas non plus l’acquérir, arguant, une fois encore, que le coût de sa remise en état et les frais de fonctionnement pour l’entretien du portail sont trop importants.

Pour résumer, personne, ni la mairie, ni la famille, ne souhaite entretenir ce vestige… Reste à savoir, dans ces conditions, combien de temps encore pourra-t-on voir cette curiosité au coeur du Marais ?

À noter enfin qu’à gauche du portail, vous pouvez apercevoir une horloge, démontée lors de la démolition de l’hôtel et replacée sur la façade de l’immeuble. Elle aussi aurait grand besoin d’une restauration !

La magnifique façade “Sgraffito” de la rue Mouffetard

La rue Mouffetard est l’une des plus charmantes rues historiques de Paris. Outre ses agréables commerces, elle cache en effet quelques petits trésors, dont la magnifique façade “Sgraffito” située au 134 de la rue. 

Pour une découverte complète du quartier, voir notre balade dans le quartier Mouffetard

Si l’immeuble date du début du 17e siècle, la fresque est quant à elle plus récente. Réalisée entre 1929 et 1931 par un maçon italien, Adigheri, pour décorer la façade d’un charcutier-traiteur, la technique utilisée est celle du sgraffito. Une technique très employée pendant la période Renaissance, qui consiste à appliquer plusieurs couches de plâtres qui sont ensuite “grattées” à différents endroits pour faire apparaitre volumes, couleurs, et contrastes, que l’Art Nouveau a remis au goût du jour au début du 20e siècle,.

Un art décoratif que l’on retrouve dans certaines villes européennes influencées par l’Art Nouveau comme Bruxelles ou Prague, mais pas à Paris, et encore moins en France. C’est d’ailleurs la rareté de l’emploi de cette technique qui fut à l’origine de la protection de la façade en 1993, aujourd’hui monument historique.

Que représente ce somptueux sgraffito ? Des animaux bien sûr, et comestibles ! N’oubliez pas qu’elle était destinée à l’origine à un charcutier-traiteur.

Cochons bien gras, cerfs, chèvres, gibiers et volailles en tout genre, cette façade est une véritable balade champêtre, enrichie de volutes, fleurs et arabesques typiques de l’Art Nouveau.

Une oeuvre des plus originales dans le coeur du Paris historique.

L’origine insolite des noms de quartiers de Paris (Champs-Élysées, Montorgueil, Montparnasse)

Contrairement aux apparences, le parisien est taquin, et sait faire preuve d’auto-dérision. C’est en effet pour se moquer de sa condition, ou plus généralement des défauts de son environnement, qu’il baptisât certains quartiers de Paris. Des quartiers aujourd’hui connus dans le monde entier, dont on ne soupçonne pas l’humour originel…

Les Champs-Élysées

Dans la mythologie grecque, le royaume des morts (les Enfers, à ne pas confondre avec l’enfer chrétien) était divisé en différents jardins où résidaient les âmes en fonction de leur vie terrestre. Les Champs-Élysées, lieu doux et agréable, était réservé aux héros ainsi qu’aux âmes vertueuses.

Créée en 1674 par André le Nôtre pour prolonger le jardin des Tuileries, les Champs-Élysées ont été construits dans une zone marécageuse hors des limites de Paris, qui franchissait notamment le Grand Égout, ruisseau à ciel ouvert qui déversait dans la Seine les eaux usées de la capitale.

C’est donc pour se moquer de cette voie royale aménagée dans une zone peu recommandable que les parisiens utilisèrent le terme de Champs-Élysées, paradis éternel !

Montparnasse

Un autre emprunt à la Grèce, puisque le Mont Parnasse est une montagne mythique grecque, consacrée au dieu Apollon et ses Muses, où se situe le célèbre sanctuaire de Delphes.

Apollon et les Muses, Andrea Appiani, Galerie d’Art Moderne de Milan

Au 17e siècle, les étudiants du quartier latin voisin aimaient se retrouver au sommet d’une petite colline artificielle du sud de la ville, où s’amassaient sable et gravats, pour y réciter des poèmes. La colline prit alors le nom de Mont Parnasse, non sans une certaine ironie, en référence au lieu de séjour d’Apollon et des neuf muses, protecteurs des arts et de la poésie.

Montorgueil

Au Moyen-Âge, la rue Montorgueil, appelée ainsi à partir du 13e siècle, menait à une décharge publique, dont l’amoncellement d’ordures forma avec le temps une colline de 16 mètres de haut ! Son sommet, que l’on situe au niveau de l’actuelle rue de Beauregard (d’où le nom…) était appelé Mont-Orgueilleux (vicus Montis Superbi).

Ironie encore que ce “Mont Orgueil”, l’un de ces 7 péchés capitaux !

 

 

Exposition Bacon en toutes Lettres au Centre Pompidou, l’évènement culturel de la rentrée

À partir du 11 septembre jusqu’au 20 janvier 2020, le Centre Pompidou poursuit sa relecture des artistes majeurs du 20e siècle avec une exposition consacrée à Francis Bacon.

Connu pour ses corps déformés et ses toiles expressives et, parfois, violentes, son art est profondément inspiré par la littérature, de Nietzsche à Georges Bataille en passant par Conrad ou encore Michel Leiris. Des influences que l’exposition met en valeur à travers de nombreux textes puisés dans la bibliothèque de l’artiste, et qui permettent de mieux cerner l’univers poétique qui a toujours animé Francis Bacon.

Une exposition principalement axée, donc, sur la relation entre les gouts littéraires de l’artiste et sa peinture, lesquels ont particulièrement marqué ses oeuvres entre les années 1971 (période charnière où l’exposition au Grand palais le consacre internationalement) et 1992, date de sa mort.

Soixante tableaux issus des plus importantes collections privées et publiques, incluant 12 triptyques et une série de portraits et d’autoportraits, sont présentés dans cette exposition. Indéniablement l’un des principaux évènements culturels de la rentrée à Paris !