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Les plus vieilles maisons de Paris

Les plus vieilles maisons de Paris offrent un véritable voyage dans le temps, où chaque architecture raconte à sa manière un bout d’histoire de la capitale. La plus vieille d’entre elles, qui date du début du  15e siècle, doit aussi sa renommée à son illustre propriétaire, l’alchimiste Nicolas Flamel. Les autres sont un fabuleux témoignage du vieux Paris, dont il ne reste malheureusement que très peu d’exemples encore visibles aujourd’hui.

N° 11 et 13 rue François Miron

Dans le Marais, vous pouvez découvrir deux superbes maisons à pignon typiques du vieux Paris, qui dateraient du 15e siècle. Elles ont été entièrement restaurées en 1967 pour faire réapparaitre les pans de bois, les boutiques de style médiéval ainsi que les pignons.

Avant et après les travaux de 1967

Après le gigantesque incendie qui ravagea Londres en 1666, une ordonnance obligea les parisiens à recouvrir leurs façades de plâtre pour limiter la propagation du feu, et les pignons sur rue, qui favorisaient également les incendies, furent interdits. Recouvertes d’enduit, ces façades furent donc cachées aux yeux des parisiens pendant 3 siècles. 

3 rue Volta 

Autre superbe exemple de vieux bâtiment : le 3 rue Volta, dans le quartier des Arts et Métiers. Cette maison date du milieu du 17e siècle.

En 1950 et aujourd’hui

Remarquez la margelle, rebord de fenêtre qui séparait la boutique de la rue. À l’origine, la baie où se trouve aujourd’hui le vitrage était fermée la nuit par deux volets horizontaux. Le jour, le volet du haut formait un auvent, celui du bas une table où le commerçant étalait sa marchandise. 

51, rue de Montmorency

Non loin de la rue Volta, la maison du 51 rue de Montmorency est officiellement reconnue comme la plus vieille de Paris. Construite par Nicolas Flamel en 1407, elle est d’autant plus célèbre que son propriétaire, selon la légende, aurait découvert le secret de la pierre philosophale, et transformé du plomb en or. 

Explication moins fantastique de sa richesse, Nicolas Flamel avait épousé en 1355 Dame Pernelle, qui possédait une importante fortune. À la mort de sa femme, il fit construire la maison de la rue de Montmorency, et offrit gîte et couverts aux ouvriers pauvres, maraichers et laboureurs, qui travaillaient dans les terrains environnants, comme nous le rappelle la gravure visible sur la façade :

« Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grâce mil quatre cens et sept somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa grâce face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen »

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