10 anecdotes archéologiques sur Paris inutiles… donc essentielles !

Les sous-sols parisiens renferment aussi bien des trésors, et nous racontent, grâce au travail des archéologues, l’histoire de la ville, de son développement, et de sa population. Une histoire très riche, puisque Paris est occupée par les hommes depuis des millénaires, mais plutôt méconnue par le grand public. Pour diffuser ces connaissances, une carte interactive présentant plus de 2000 découvertes archéologiques réalisées à Paris à été mise en ligne par le Département d’histoire de l’architecture et d’archéologie de Paris (DHAAP).

Que nous révèlent ces découvertes ? Une quantité incroyable d’informations, qu’il faut néanmoins savoir trier. Un travail qu’a fait pour vous Un Jour de Plus à Paris, en recensant 10 anecdotes étonnantes, drôles, ou curieuses. Sans autre utilité, ni ambition, que de vous offrir de nouvelles connaissances. Inutiles, donc essentielles !

  • 1 place du Puits de l’Hermite (5e arrondissement)

Une médaille en bronze à l’effigie de Louis XV a été découverte en 1923, lors de la construction de l’Institut musulman et de la Mosquée.

  • 1 rue des Ardennes (19e arrondissement)

Préalablement à un projet immobilier situé à l’angle de la rue des Ardennes et de la rue de Thionville, dans le 19e arrondissement, une série de sondages a été réalisée. Cette zone, située bien au-delà des limites des cités antiques et médiévales, n’avait jusqu’alors fait l’objet  d’aucunes investigations ou observations archéologiques.

Tous les sondages se sont révélés négatifs. Aucune trace d’occupation humaine antérieure à l’époque contemporaine n’a été décelée dans ce secteur.

  • 53 ter quai des Grands-Augustins (6e arrondissement)

Un cercueil anthropomorphe de plomb fut découvert en 1938. Hermétiquement soudé, il contenait le squelette absolument complet d’une petite fille. Il se trouvait à l’emplacement de l’ancien couvent des Grands-Augustins, détruit pendant la Révolution.

  • 47 rue Raynouard (maison de Balzac -16e arrondissement )

Erigée aux alentours de 1730, la maison de Balzac a vraisemblablement été construite sur des habitations troglodytiques utilisées sur la fin du Moyen-Age. Passy était à l’époque un village situé en dehors de la ville. Un cadre rural peuplé de laboureurs, vignerons ou carriers, qui utilisaient probablement ces habitations troglodytes pour dormir.

À noter également que cet endroit est la première cavité souterraine étudiée dans un processus de fouille archéologique à Paris.

  • Île aux Cygnes (15e arrondissement)

Lors des fouilles pour le métropolitain en 1904, au pont de Bir-Hakeim, un phallus gallo-romain fut découvert dans un terrain de sables et graviers.

  • 45 rue du Faubourg Saint-Antoine (11e arrondissement)

Cette zone constitue la première mise à jour d’une installation antique à l’est de Lutèce. Les vestiges, compris entre la fin du 4e et le début du 6e siècles sur une surface de 300 m2, faisaient probablement partie d’un site plus important qui s’étendait vers le sud et l’ouest.

Plusieurs types d’activités ont été découvertes : l’extraction de limon, la conservation des produits agricoles, le tissage, ainsi que la pratique d’activité artisanale comme l’exploitation de matériaux d’origine animale (os, corne et bois de cerf). Enfin, un chat et une patte de bœuf ont été trouvés à l’intérieur d’une sépulture isolée, datée entre 367 et 380.

  • 12 rue de Rome (8e arrondissement)

En 1903, sous quatre mètres de remblais, une couche de terre noire argilo­tourbeuse riche en débris végétaux a été observée sur une épaisseur d’un mètre. La Commission du Vieux Paris interpréta ces données comme un bras de fleuve de l’époque néolithique dont le cours s’est progressivement ralenti à la période gauloise, avant de se combler à la période historique.

Pour plus d’informations à ce sujet, voir l’origine du nom du quartier du Marais

  • 18 rue de la Chaussée d’Antin (9e arrondissement)

En 1977, lors de travaux dans la cour d’un hôtel particulier, près de 400 fragments sculptés appartenant à la façade de Notre-Dame de Paris furent exhumés par hasard, dont les têtes des rois de Juda, détruites pendant la Révolution. Elles sont aujourd’hui exposées au Musée national du Moyen-Age des Thermes de Cluny.

  • 1 rue Pelée (11e arrondissement)

Une partie du piédestal de la première statue statue équestre de Louis XIII, située place des Vosges (17e siècle) et détruite pendant la Révolution française, a été découverte en 1935, au cours de la démolition d’un petit bâtiment.

  • 1 place André-Honnorat (Jardin du Luxembourg, 6e arrondissement)

En 1991, la construction d’un parc de stationnement souterrain a permis la mise au jour d’habitations du Haut-Empire (I – IIe siècles). Le site était situé en périphérie de Lutèce, et correspond soit à un carrefour public soit à une cour d’habitations. Il n’existe aucune trace d’occupations préromaines dans ce secteur.

L’abandon du site se situe dans la première partie du IIIe siècle apr. J.-C, occupé à nouveau à partir du 13e siècle par un couvent.

 

Si vous aussi vous voulez vous amuser, découvrez ici la carte archéologique de Paris.

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